Sommaire
Un peu d'histoire pour comprendre où tu marches
Le GR58 en chiffres : infos techniques terrain
Quel sens, quelles variantes : avantages et inconvénients
Des idées d'itinéraire : 3 jours, 5 jours, tour complet et prolongations
Premier soir à Ceillac, sac encore trop lourd, tu regardes le topoguide en te demandant si le Col des Estronques du lendemain va bien se passer. Une semaine plus tard, tu redescends vers ce même village par le Col de Bramousse, jambes cuites, et tu sais déjà que tu reviendras.
Le Tour du Queyras, c’est ça : une boucle de moyenne montagne, sans glacier ni passage d’alpinisme, mais avec suffisamment de cols à plus de 2 500 m pour te donner l’impression d’être vraiment en haute montagne. Un massif encore relativement confidentiel comparé à ses voisins des Écrins ou du Mercantour, avec des villages qui ont gardé leurs toits de mélèze et leurs cadrans solaires.
Ce guide rassemble tout ce qu’il te faut pour préparer ton propre tour : un peu d’histoire pour comprendre où tu marches, les chiffres et l’accès, les variantes et leurs vrais avantages/inconvénients, des idées d’itinéraires de 3 jours à la boucle complète (et au-delà), ce qu’il y a à faire autour du sentier, et où dormir.
Un peu d’histoire pour comprendre où tu marches
Le nom « Queyras » vient des Quariates, un peuple gaulois installé dans ces vallées avant d’être intégré au royaume de Cottius, à l’époque romaine. Rien que ça donne une idée de l’ancienneté de l’occupation humaine ici.
Le fait marquant, c’est la République des Escartons. En 1343, le dauphin Humbert II, à court d’argent, vend ses droits féodaux aux habitants de cinq territoires montagnards, dont le Queyras, contre 12 000 florins d’or et une rente annuelle. Les habitants deviennent « francs-bourgeois » et gèrent eux-mêmes leurs affaires locales, notamment la répartition de l’impôt. Ce statut d’autonomie a duré jusqu’en 1789. C’est en partie pour ça que le Queyras a gardé une identité si marquée : il s’est en grande partie administré lui-même pendant plus de quatre siècles.
Cette autonomie a aussi laissé de la place à la Réforme : dès le XVIe siècle, la vallée bascule majoritairement au protestantisme, jusqu’à ce qu’après la révocation de l’édit de Nantes en 1685, plus de 300 Queyrassins partent en exil vers la Suisse, les Pays-Bas ou les Amériques. Un signe de plus d’une vallée qui a longtemps vécu recluse, au bout de ses cols.
Cette réclusion, la vallée l’a aussi subie de force. À la mi-juin 1957, une semaine de pluies torrentielles tombe sur un manteau neigeux encore épais : la fonte brutale qui s’ensuit provoque des crues dévastatrices sur le Guil et ses affluents, fait deux morts, détruit routes, ponts et la voie ferrée Gap-Briançon, et coupe la vallée du monde pendant plusieurs semaines — une partie de la population est évacuée par hélicoptère. Ceillac, bâti sur un cône alluvial, est en partie englouti par les matériaux charriés par le Cristillan : le même village que tu traverseras au départ du GR58.
C’est aussi de cet isolement qu’est né le patrimoine que tu croises en marchant : les fustes, ces maisons dont l’étage supérieur est construit en troncs de mélèze empilés sans clou ni vis, avec des toits très pentus pour ne pas retenir la neige. Et les cadrans solaires peints sur les façades, souvent accompagnés d’une sentence morale ou religieuse : un vrai sentier des cadrans solaires est balisé dans plusieurs villages (Saint-Véran, Molines, Aiguilles, Abriès), brochure disponible en office de tourisme si le sujet t’intéresse.

Le sentier lui-même est beaucoup plus récent. Le GR58 a été créé en 1971 par Philippe Lamour, alors maire de Ceillac, dans le cadre de la Grande Traversée des Alpes. Lui et son épouse Ginette ont posé le balisage initial. En 1984, le sentier a été rebaptisé « Sentier Philippe Lamour » en hommage à sa vision d’un tourisme de montagne local, appuyé sur un réseau de gîtes tenus par des habitants de la vallée plutôt que sur de grosses infrastructures. Lamour a aussi porté la création du Parc naturel régional du Queyras, effective le 7 janvier 1977 : le plus haut parc naturel régional de France, aujourd’hui composé de dix communes, qui entretient le GR58 avec la FFRandonnée des Hautes-Alpes.
Le GR58 en chiffres : infos techniques terrain
Les chiffres varient pas mal d’une source à l’autre pour le Tour du Queyras, selon qu’on compte la boucle en 8 ou en 10 étapes, avec ou sans variantes. Voici les fourchettes à retenir plutôt qu’un chiffre unique trompeur :
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Distance totale | ≈ 115 à 130 km selon variantes |
| Dénivelé positif cumulé | ≈ 7 700 à 7 900 m |
| Altitude mini / maxi | 1 175 m / 2 884 m (Col Chamoussière) |
| Durée classique | 7 à 8 jours (de 3 à 10 selon rythme et variantes) |
| Temps de marche total | ≈ 50 heures |
| Difficulté | Moyenne montagne, accessible à un randonneur entraîné ; pas de glacier ni de passage d’alpinisme |
Le tracé classique franchit une dizaine de cols entre 1 900 m et 2 884 m : Col des Estronques, Col Chamoussière (le point culminant du tour), Col Vieux, Crête de Gilly, Col Malrif, Col Péas, Col de Furfande, Col de la Lauze, Col de Bramousse… Pas de glacier ni de terrain technique, mais de la neige possible sur les cols tôt ou tard en saison.

Meilleure saison : les cols sont dégagés en général de mi-juin à fin septembre. La saison peut s’élargir de début mai à mi-novembre sur les tronçons bas, mais attends-toi à de la neige sur les cols en mai-juin et en octobre-novembre. La floraison des alpages est à son pic fin juin. En septembre, la lumière est superbe et les cols dégagés, mais une partie des hébergements ferme dès la fin du mois.
Cartes : IGN Top 25 n° 3637OT et 3537OT, et le topoguide FFRandonnée n° 505 — ou sa version numérique avec calcul d’étapes personnalisé, le topoguide du GR58 sur On My Way. Le réseau de gîtes/refuges est dense (étape avec hébergement quasiment chaque soir), et comme le Queyras est un parc naturel régional et non un parc national, le bivouac y est toléré à plus d’une heure de marche des habitations — les règles sont sensiblement moins strictes que dans les Écrins voisins.
Comment accéder au Queyras
La gare de référence est Mont-Dauphin – Guillestre, au pied de la place forte Vauban de Mont-Dauphin. Elle est desservie par des TER depuis Valence TGV, Marseille-Saint-Charles et Grenoble, ainsi que par un train de nuit quotidien Paris-Austerlitz ↔ Briançon.
Depuis la gare, le réseau de bus Zou ! Ma Région Sud relie Mont-Dauphin à la plupart des villages du massif : Guillestre, Arvieux, Château-Ville-Vieille, Aiguilles, Abriès, Ristolas, Saint-Véran, Molines-en-Queyras, Ceillac. Compte environ 30 minutes de trajet jusqu’à Ceillac. Des taxis complètent l’offre depuis Guillestre ou Ceillac, utiles hors saison quand les bus se font rares. En voiture, des loueurs sont disponibles à Gap, Briançon, Grenoble, Lyon ou Marseille.
Comme le Tour du Queyras est une boucle fermée, tu peux techniquement le démarrer depuis n’importe lequel des villages traversés. Dans les faits, Ceillac reste le point de départ le plus courant (c’est historiquement là que tout a commencé), mais Ville-Vieille, Abriès, Aiguilles, Molines-en-Queyras ou Saint-Véran fonctionnent tout aussi bien.
Quel sens, quelles variantes : avantages et inconvénients
Le topoguide officiel propose le tour dans le sens antihoraire au départ de Ceillac, et c’est le sens le plus communément décrit. Certains blogs de randonneurs (pas la FFRandonnée ni le PNR, donc à prendre comme un avis plutôt qu’un fait technique validé) présentent le sens horaire comme offrant une montée plus progressive sur certains passages rocheux et une arrivée graduelle vers les plus beaux panoramas. Dans la pratique, la boucle étant fermée, le sens n’a pas d’incidence sur la difficulté globale : c’est surtout une question de préférence pour l’ordre dans lequel tu veux découvrir les cols.
Le tracé principal comporte aussi plusieurs variantes ponctuelles, à choisir selon ce que tu cherches :
Détour par la Chapelle de Clausis (vers le Pic Caramantran) : rallonge culturelle et paysagère, au prix d’une étape plus longue.
Crêtes de Peyra Plata : évite le passage par Ristolas, plus aérien, mais expose davantage au vent et au soleil.
Lacs du Col de Malrif vers Aiguilles et Château-Queyras : ajoute de beaux lacs d’altitude, pour un peu plus de dénivelé.
Lac de Souliers et Casse Déserte : variante minérale et spectaculaire, jonction possible vers Brunissard.
Via Arvieux : non officielle mais populaire, pratique pour scinder une étape trop longue.
Fonts de Cervières : la portion la plus sauvage et la moins fréquentée du tour.
Le Queyras propose aussi deux vraies boucles indépendantes, plus courtes, qui empruntent en partie le même réseau de sentiers que le GR58 sans en être des variantes officielles : le GRP Tour du Pain de Sucre (≈ 46 km, ≈ 3 350 m D+) et le GRP Tour de la Font Sancte (≈ 44 km, ≈ 3 200 m D+), qui fait le tour du sommet emblématique du massif. Ce sont de bonnes options si tu n’as que 3 jours devant toi (voir plus bas).

Des idées d’itinéraire : 3 jours, 5 jours, tour complet et prolongations
En 3 jours : un avant-goût sportif
Sur 3 jours, deux approches sérieuses existent. Soit tu attaques une portion du GR58 lui-même à un rythme soutenu (compte des journées costaudes, autour de 1 000 à 1 300 m de D+ par jour), soit tu pars sur le GRP Tour de la Font Sancte, une boucle indépendante mais qui donne un très bon aperçu du massif : 44 km, ≈ 3 200 m de D+, autour du sommet le plus emblématique du Queyras (2 936 m), avec vue quasi permanente sur son sommet pyramidal caractéristique. C’est l’option la plus cohérente si tu veux un format 3 jours pensé comme tel plutôt qu’un extrait un peu arbitraire du grand tour.

En 5 jours : l’essentiel du GR58
C’est la version la plus souvent proposée en séjour encadré, celle qui concentre les plus beaux passages du tour sans viser l’exhaustivité :
| Jour | Étape | Durée | Dénivelé |
|---|---|---|---|
| 1 | Ville-Vieille → Ceillac | 5h | +1 090 m / -870 m |
| 2 | Ceillac → Saint-Véran | 6h30 | +1 080 m / -840 m |
| 3 | Saint-Véran → Refuge Agnel | 5h30 | +830 m / -300 m |
| 4 | Refuge Agnel → L’Échalp | 5h | +230 m / -1 120 m |
| 5 | L’Échalp → Abriès | 5h30 | +890 m / -1 030 m |
Hébergement en gîtes d’étape en dortoir, sauf la nuit au Refuge Agnel, en refuge de montagne sous le col. Ce format traverse Saint-Véran, la commune la plus haute d’Europe encore réellement habitée à cette altitude (2 042 m), et passe par le Col Chamoussière (2 884 m), le point culminant du tour.
Le tour complet, en 7 à 8 jours
Voici le découpage en 8 étapes le plus souvent cité comme référence. Une autre version en 10 étapes circule aussi, avec un passage par Aiguilles et le Chalp d’Arvieux : les deux sont légitimes, ce sont juste des façons différentes de répartir le même parcours.
| Jour | Étape | Col | Durée | Dénivelé |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Ceillac → Saint-Véran | Col des Estronques (2 651 m) | 6h | +1 160 m / -840 m |
| 2 | Saint-Véran → Col Agnel | Col Chamoussière (2 884 m) | 5h30 | +960 m / -405 m |
| 3 | Col Agnel → La Monta | Col Vieux (2 806 m) | 4h | +235 m / -1 150 m |
| 4 | La Monta → Abriès | Crête de Gilly (2 386 m) | 6h30 | +850 m / -900 m |
| 5 | Abriès → Fonts de Cervières | Col Malrif | 8h | +1 380 m / -880 m |
| 6 | Fonts de Cervières → Souliers | Col Péas | 5h | +640 m / -850 m |
| 7 | Souliers → Refuge de Furfande | — | 7h | +1 380 m / -890 m |
| 8 | Furfande → Ceillac | Col de Bramousse (2 251 m) | 8h | +1 120 m / -1 760 m |
Pour prolonger : GTA et Tour du Viso
Si une semaine ne te suffit pas, deux pistes sérieuses pour continuer. Le GR5/GTA (Grande Traversée des Alpes, qui relie le lac Léman à la Méditerranée) entre dans le Queyras par le Col des Ayes, rejoint Brunissard où il croise le GR58, puis Arvieux : de quoi enchaîner directement sur la traversée des Alpes vers le nord ou le sud. Le Tour du Viso, lui, démarre dans le Queyras mais se déroule surtout côté italien, dans le Piémont, avec une jonction au Passo San Chiaffredo (2 762 m) ; c’est un vrai trek transnational, à envisager comme un prolongement plutôt qu’une simple variante.
Que faire d’autre dans le Queyras
Le massif ne se résume pas à la randonnée. Quelques pistes si tu veux poser le sac un jour ou deux, avant ou après le tour :
Via ferrata et escalade : la via ferrata de Château-Queyras, juste au pied du fort, est accessible en famille. Le secteur de Guillestre-Vars-Risoul concentre plusieurs sites d’escalade réputés.
Eaux vives : le Guil, la rivière qui traverse tout le massif, se prête au rafting et au canyoning, notamment avec les structures basées à Château-Queyras.
Astronomie : le Queyras est une Réserve internationale de ciel étoilé depuis 2009. L’observatoire de Saint-Véran (Château-Renard), équipé d’un télescope de 620 mm et animé par l’association AstroQueyras depuis 1974, propose des visites nocturnes en juillet-août — l’un des meilleurs sites d’observation amateur de France grâce à l’altitude et à la faible pollution lumineuse.
Patrimoine et gastronomie : à l’entrée du massif, juste à côté de la gare, la place forte de Mont-Dauphin mérite le détour avant ou après le tour. Cette citadelle en étoile, entièrement bâtie par Vauban à partir de 1693 sur ordre de Louis XIV pour verrouiller l’accès à la vallée de la Durance, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008, avec onze autres sites Vauban. Côté vallée, la fromagerie de Château-Queyras, coopérative de dix producteurs, se visite (Bleu du Queyras, Viso, raclette Estoilie), et le sentier des cadrans solaires mentionné plus haut se parcourt en une heure ou deux dans les villages de Saint-Véran, Molines, Aiguilles et Abriès.

Où dormir sur le GR58
Le réseau d’hébergement le long du GR58 est dense, avec gîte ou refuge à chaque fin d’étape. Voici un aperçu par village, pour te donner une idée — vérifie toujours les ouvertures et disponibilités avant de partir, la liste évolue d’une saison à l’autre :
Ceillac : Gîte Les Baladins, Refuge de la Cime, Gîte Le Petit Chalet, Gîte Le Matefaim, Hôtel La Cascade.
Saint-Véran : Refuge de la Blanche, La Baïta du Loup, Gîte Les Gabelous, Chalet L’Estoilies, Gîte Costebelle, Hôtel Le Grand Tétras.
Col Agnel : Refuge Agnel (80 places, 2 580 m).
L’Échalp / La Monta : Gîte 7 Degrés Est, Gîte de la Monta.
Abriès : Gîte Ancolie Bleue, Gîte Le Villard, Gîte Edelweiss, Hôtel Chalet Lanza.
Fonts de Cervières : Refuge des Fonts (62 places), installé dans un hameau de chalets datant de 1770.
Souliers : Le Grand Rochebrune, Les Oules.
Arvieux : Les Bons Enfants, Le Chalet Viso, Gîte La Teppio, Ferme de l’Izoard.
Bramousse : Gîte Le Riou Vert.
Pour réserver et vérifier les infos à jour, les meilleures ressources restent Refuges.info (base collaborative, utile aussi pour les cabanes non gardées), Gites-refuges.com (annuaire national avec fiches détaillées), et la plateforme de réservation de l’office de tourisme Guillestrois-Queyras.
Si tu préfères la tente aux dortoirs, le bivouac est toléré dans le Queyras à plus d’une heure de marche des habitations, du coucher au lever du soleil — comme c’est un parc naturel régional et non un parc national, la règle est plus souple que dans les Écrins voisins. Mais ce type de réglementation peut évoluer localement (restrictions temporaires en cas de sécheresse ou de risque incendie notamment) : vérifie l’état à jour avant de partir sur Alertes-rando.info.

En bref
Le tour : boucle de moyenne montagne de 115 à 130 km, ≈ 7 700 à 7 900 m de D+, sans glacier ni passage technique.
La saison : accessible en intégralité de mi-juin à fin septembre, extensible mai-novembre sur les tronçons bas.
L’accès : gare de Mont-Dauphin – Guillestre, puis navette Zou ! jusqu’au village de départ.
Format court : 3 jours sur le GRP Tour de la Font Sancte, 5 jours pour l’essentiel du GR58, 7 à 8 jours pour le tour complet.
Pour prolonger : GR5/GTA vers le nord ou le sud, Tour du Viso côté italien.
Hébergement : réseau dense de gîtes et refuges, réservation conseillée en juillet-août.

Avant de partir, un dernier réflexe utile : jette un œil à Météo-France montagne pour les Hautes-Alpes pour la météo des cols, et à la page du Parc naturel régional du Queyras pour les infos officielles sur le bivouac et la réglementation locale. Le reste, c’est le sentier qui te le dira.
FAQ
Combien de temps faut-il pour faire le Tour du Queyras ?
Compte 7 à 8 jours pour la boucle complète du GR58 (115 à 130 km, environ 7 700 à 7 900 m de dénivelé positif). Une version resserrée en 5 jours couvre l’essentiel du tracé, et le GRP Tour de la Font Sancte permet un format 3 jours autonome de 44 km.
Le Tour du Queyras est-il difficile ?
C’est une randonnée de moyenne montagne, sans glacier ni passage d’alpinisme, mais avec une dizaine de cols entre 1 900 m et 2 884 m et un dénivelé cumulé important. Elle est présentée par la FFRandonnée et le Parc naturel régional comme accessible à un randonneur entraîné, pas comme un itinéraire technique.
Quelle est la meilleure période pour faire le GR58 ?
De mi-juin à fin septembre pour être sûr que tous les cols soient dégagés de neige. Fin juin offre la plus belle floraison des alpages, septembre une lumière superbe et moins de monde, mais une partie des hébergements ferme dès la fin du mois.
Comment se rendre au départ du Tour du Queyras ?
La gare la plus proche est Mont-Dauphin – Guillestre, desservie par TER depuis Valence, Marseille et Grenoble, et par un train de nuit depuis Paris-Austerlitz. De là, le réseau de bus Zou ! Ma Région Sud dessert la plupart des villages du massif, dont Ceillac, le point de départ le plus courant.
Faut-il réserver les refuges sur le GR58 ?
C’est fortement recommandé en juillet-août, la capacité de certains refuges et gîtes d’étape étant limitée. Refuges.info et Gites-refuges.com donnent les coordonnées et disponibilités à jour ; hors saison, mieux vaut aussi vérifier les dates d’ouverture avant de partir.
Peut-on prolonger le Tour du Queyras ?
Oui, deux options sérieuses : rejoindre le GR5/GTA (Grande Traversée des Alpes) via le Col des Ayes et Brunissard pour continuer vers le nord ou le sud, ou enchaîner sur le Tour du Viso, qui démarre dans le Queyras et se poursuit côté italien avec une jonction au Passo San Chiaffredo.
